Courbet achève Un enterrement à Ornans en
1850, à une période charnière pour l’histoire de France comme pour l’histoire
de l’art moderne. Louis-Philippe a été destitué en 1848, et en
décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, a été
élu président de la république.
En 1850, dans cette époque sensible au contexte social,
les artistes ne se rangent pas forcément aux côtés de la classe ouvrière et de
son combat (Courbet participera à la Commune seulement en 1871)
mais ils se détachent de la bourgeoisie qui rejette les nouvelles formes d’art.
La scène :
Ornans, la ville natale de Gustave Courbet, est une petite
localité de 4 000 habitants située à 25 km de Besançon.
Dans le tableau, on retrouve en arrière-plan les caractéristiques du paysage de
la région : des falaises calcaires qui encadrent les méandres encaissés de
la Loue (un affluent du Doubs qui traverse la ville d'Ornans).
Dans le tableau c'est précisément dans un
nouveau cimetière à l'écart de la ville que se déroule l'enterrement. De plus,
les personnages regroupés masquent les autres tombes et les murs du cimetière,
ce qui nous laisse penser que la fosse a été creusée au milieu de nulle part.
Le peintre fait figurer la scène à un moment précis : le convoi vient
d'entrer dans le cimetière et s'est scindé en trois groupes (les officiants,
les hommes et les femmes).
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